● Sarebbe in corso una revisione della linea francese di Sarkozy (ancora da lui sostenuta il 24 aprile scorso) di ripresa dei contatti con la palestinese Hamas:
● a 4 settimane dalla visita ufficiale del presidente francese in Israele confermati contatti informali con Hamas, definito dal ministro Esteri Kouchner “più flessibile di prima”,
o Hamas si sarebbe detto disponibile a riconoscere i confini del 1967, il che equivarrebbe ad un riconoscimento indiretto di Israele,
● Parigi si riallaccerebbe alla strategia mediorientale seguita fino al 2003, secondo cui la Francia si rifiutava di definire Hamas una “organizzazione terroristica”.
o Nel giugno 2007, la Francia come gli altri paesi UE aveva interrotto le relazioni con Hamas;
già nell’agosto 2007 però il ministro francese Esteri aveva inviato al rappresentante francese in Israele un telegramma in cui si augurava la ripresa di contatti segreti con Hamas.
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– I primi incontri, informali Francia-Hamas, confermano un mutamento della posizione di Sarkozy, che si dimostra realista, in una intervista del 24 (… le passerelle … forse un giorno torneranno utili – recente incontro a Damasco dell’ex presidente USA Carter con il capo ufficio di Hamas, Khaled-Meshal).
– Nel 2003 Parigi aveva mantenuto a lungo la propria opposizione a iscrivere sulla lista dei terroristi Hamas. Il mutamento di linea attuale fa prevedere una forte opposizione dei filo-israeliani francesi.
– Per non rischiare di compromettere la visita di Sarkozy a fine giugno a Gerusalemme, Parigi calcola di lavorare sulla questione durante i 6 mesi di presidenza UE, dopo il 1° luglio.
– Spagnoli e britannici hanno saputo mantenere il collegamento con gli islamici palestinesi.
– Da un recente sondaggio, la maggioranza degli israeliani approverebbe i contatti con Hamas.
– Un mese fa’ si è avuto il primo incontro a Gaza tra l’alto diplomatico francese (ex ambasciatore in Irak, a capo della sezione Esteri francese Nord Africa, MO) Yves Aubin de La Messuzière e i principali responsabili di Hamas.
– Messuzière ha incontrato Ismaël Haniyeh e Mahmoud Zahar, che si sono detti disponibili a riconoscere uno Stato palestinese entro le frontiere del 1967, la legittimità di Mahmoud Abbas, ad interrompere gli attentati.
Finora le relazioni Francia e Hamas erano limitati ai servizi di informazione, interrotte nel giugno 2007, con la conquista da parte di Hamas della striscia di Gaza.
Frankreich -Kouchner: Kontakte zur Hamas
– Vier Wochen vor dem ersten Staatsbesuch des französischen Präsidenten Sarkozy in Israel hat Paris Kontakte zur Hamas bestätigt. Der französische Außenminister Kouchner sagte am Montag dem Sender Europe 1, dass es „nützliche Gespräche“ zwischen französischen Emissären und der Hamas gebe. „Tatsächlich haben wir seit einigen Monaten Kontakte. Wir müssen mit der Hamas sprechen, wenn wir eine Rolle spielen wollen, wenn wir wollen, dass unsere Emissäre nach Gaza gelangen können“, sagte Kouchner.
– Allerdings handele es sich lediglich um „Kontakte“, nicht aber um „offizielle Beziehungen“. Geleitet wird der Austausch vom pensionierten französischen Diplomaten Yves Aubin de la Messuzière, ein Fachmann für den Nahen Osten und ehemaliger Botschafter in Bagdad. La Messuzière bestätigte in der Zeitung „Le Figaro“ am Montag, die Hamas-Führer Hanija und Zahar getroffen zu haben.
– Die Hamas habe ihre Bereitschaft zugesichert, einen palästinensischen Staat in den Grenzen von 1967 anzuerkennen. „Das wäre eine indirekte Anerkennung Israels“, sagte La Messuzière. Die Hamas habe sich auch bereit erklärt, die Selbstmordanschläge einzustellen. „Die islamistischen Führer erkennen die Legitimität des palästinensischen Präsidenten Mahmud Abbas an“, sagte La Messuzière.
Abkehr von der Kontaktsperre
– Sarkozy, der vom 22. bis zum 24. Juni in Israel und in den palästinensischen Autonomiegebieten erwartet wird, hatte zuletzt in einem Fernsehgespräch am 24. April direkte Gespräche mit der Hamas abgelehnt. „Ich darf nicht mit der Hamas sprechen, weil ich nicht das Recht habe, mit einer Organisation zu sprechen, die angekündigt hat, Israel von der Weltkarte zu radieren“, sagte Sarkozy damals. Mit Blick auf die Initiative des ehemaligen amerikanischen Präsidenten Carter, der in Damaskus Hamas-Führer getroffen hatte, verwies Sarkozy jedoch auch auf die Notwendigkeit von informellen Kontakten. „Dass es Brücken gibt, um zu diskutieren (…) vielleicht könnte das eines Tages nützlich sein“, sagte Sarkozy in seinem Fernsehauftritt.
– Alles deutet darauf hin, dass im Elysée-Palast eine schrittweise Abkehr von der bisherigen Politik der Kontaktsperre versucht wird. Paris hatte wie die anderen EU-Staaten im Juni 2007 die Kontakte mit der Hamas abgebrochen, nach dem sie im Gazastreifen gewaltsam die Macht übernommen hatte. Doch schon im August 2007 erhielten die diplomatischen Vertreter Frankreichs in Israel nach Informationen des „Figaro“ ein Telegramm aus dem französischen Außenministerium, wonach geheimdienstliche Kontakte mit der Hamas wieder erwünscht seien.
Mit der Wiederaufnahme von politischen Gesprächen knüpft Paris an die bis 2003 verfolgte Nahost-Strategie an. Bis in das Jahr 2003 hatte sich Frankreich geweigert, die Hamas als terroristische Organisation zu verurteilen. Außenminister Kouchner sagte am Montag im Rundfunk, die Hamas sei „flexibler als früher“. „Sie sind gesprächsbereit, möglicherweise ist das ein Fortschritt in Richtung eines palästinensischen Staates“, sagte Kouchner. Der Außenminister sagte, Sarkozy werde während seines Israel-Besuchs auch die palästinensischen Autonomiegebiete aufzusuchen. Gespräche mit Hamas-Führern seien aber ausgeschlossen.
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La France parle avec le Hamas
19/05/2008 | Mise à jour : 06:56 | Commentaires 60
Paris avait rompu ses relations avec le Hamas lorsque le parti d’Ismaël Haniyeh avait conquis par la force la bande de Gaza en juin 2007.
Nicolas Sarkozy n’est plus hostile à l’ouverture de «passerelles» avec les islamistes palestiniens.
– Dans la plus grande discrétion, une première rencontre a eu lieu, il y a un mois environ, à Gaza, entre Yves Aubin de La Messuzière, diplomate français de haut rang en retraite depuis janvier, et les principaux responsables du Hamas, révèle Le Figaro. Ancien ambassadeur en Irak et patron de la direction Afrique du Nord, Moyen-Orient au Quai d’Orsay, La Messuzière s’est notamment entretenu avec Ismaël Haniyeh et Mahmoud Zahar, avant d’informer le Quai d’Orsay de ses discussions.
«Ce n’était pas une mission officielle, nous déclare l’intéressé, j’ai dit au Hamas qu’il devait se rapprocher au maximum des conditions imposées par l’Occident pour qu’on leur parle (mettre fin au terrorisme, reconnaître l’État hébreu et entériner les accords signés entre Israël et l’Autorité palestinienne, NDLR). Ils m’ont répondu qu’ils étaient prêts à accepter un État palestinien dans les frontières de 1967, ce qui équivaut à une reconnaissance indirecte d’Israël. Ils se sont dits prêts à arrêter les attentats kamikazes, et ce qui m’a surpris, c’est que les dirigeants islamistes reconnaissent la légitimité de Mahmoud Abbas (le chef de l’Autorité palestinienne, NDLR). Dans tous les bureaux où je suis allé, son portrait était collé à ceux des responsables du Hamas», confie Aubin de La Messuzière, qui qualifie sa visite de «très utile».
– Jusqu’à présent, les relations entre la France et le plus puissant parti intégriste palestinien étaient limitées aux services de renseignements. Elles avaient été interrompues en juin 2007, lorsque le Hamas conquit par la force la bande de Gaza. Mais, en août, les postes diplomatiques français de Tel-Aviv et Jérusalem recevaient un télégramme autorisant les services à renouer avec les islamistes. «Aujourd’hui, on passe à des contacts politiques», note un diplomate à Jérusalem.
– À Amman, en Jordanie, un proche de la direction du Hamas reconnaît, de son côté, avoir reçu récemment «des chercheurs français qui voulaient savoir ce qu’ils pouvaient attendre du Hamas si on leur parlait». Et il ajoute : «La situation va se débloquer prochainement. De vrais contacts politiques vont avoir lieu.»
Évolution de doctrine
– Ces premières rencontres confirment une évolution de la doctrine du président de la République sur le sujet. Passée inaperçue, la remarque de Sarkozy sur le Hamas lors de son intervention télévisée du 24 avril annonçait pourtant un changement d’approche à l’égard des intégristes palestiniens. Si la presse en a surtout retenu qu’«en tant que chef de l’État», Sarkozy «ne doit pas parler au Hamas (…) qui veut rayer Israël de la carte» , le plus intéressant était dans ce qu’il ajoutait à propos de la mission de l’ancien président américain Jimmy Carter, qui venait de rencontrer à Damas le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Meshaal. «Qu’il y ait des passerelles pour discuter, après tout, moi je ne me permets pas de juger ce que font les uns et les autres, peut-être que ça sera utile un jour» , affirmait le locataire de l’Élysée. En fait, la rencontre de Gaza venait d’avoir lieu.
– Pour la première fois, Sarkozy approuvait publiquement cette idée de «passerelle». Jusque-là, il avait tendance à diaboliser le Hamas, rejetant tout dialogue «avec des gens qui assassinent». «Le président a bougé», se félicite-t-on au Quai d’Orsay, où certains y ont vu «une validation du modèle syrien» : pas de contact entre lui-même et Damas, mais au-dessous, des «passerelles» peuvent donc être «utiles».
Le plus haut sommet de l’État fait montre de réalisme. La stratégie d’isolement du Hamas est inopérante. Ce dernier n’a rien cédé sur ce qu’on exige de lui pour qu’il devienne fréquentable, et la paix ne peut pas se faire avec la moitié seulement du peuple palestinien.
«On ne peut pas être plus royaliste que le roi» , ironise-t-on au Quai d’Orsay, où Bernard Kouchner pense, lui aussi, qu’il faudrait parler aux islamistes. Une majorité d’Israéliens, selon un récent sondage, approuvent les contacts avec le Hamas. Un ministre, Elie Yshaï, réclame même des discussions avec les intégristes.
«Les Français se rendent compte qu’ils sont prisonniers de leurs contradictions», souligne le chercheur Jean-François Legrain.
– Paris avait été l’une des dernières capitales européennes à s’opposer en 2003 à l’inscription du Hamas sur la liste des organisations terroristes dressée par l’UE. Mais aujourd’hui, le virage est difficile à négocier. «On s’attend à une opposition très forte des partisans d’Israël en France» , reconnaît-on au Quai d’Orsay. Le calendrier aussi est délicat. «Si les Français avancent trop vite, les Israéliens vont ruiner la visite de Sarkozy fin juin à Jérusalem», ajoute un expert du renseignement.
Paris souhaiterait que sur ce dossier très sensible une avancée puisse avoir lieu pendant les six mois de présidence française de l’Union européenne, à partir du 1er juillet.
– La diplomatie française récupérerait ainsi les progrès réalisés par d’autres pays européens qui n’avaient pas ses réticences. Ces dernières années, Espagnols et Britanniques, notamment, ont su maintenir le lien avec les islamistes palestiniens.